Tollens : rétrospective et historique complet de cette marque de peintures de qualité

Jean-Michel Perrin

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Maison


Peu de noms dans l’univers de la peinture évoquent autant la durée, la rigueur et la couleur que Tollens. Quand on déroule la ligne du temps, on tombe sur une date qui fait lever un sourcil à tous les bricoleurs curieux : 1748. Une maison née avant la Révolution française qui continue, en 2026, à habiller des murs, des façades et des boiseries chez les pros comme chez les particuliers. Derrière cette longévité, il y a une histoire faite de virages industriels, de paris techniques et d’un goût constant pour la décoration intérieure comme extérieure.

Cette rétrospective ne s’adresse pas seulement aux historiens de la couleur. Elle parle à ceux qui, un jour, ont passé une heure devant un nuancier à chercher la nuance de blanc idéale, à ceux qui doivent livrer un chantier propre dans les temps, et à ceux qui veulent un revêtement qui ne se décolle pas après deux hivers. L’historique de la marque montre comment une petite boutique de pinceaux a fini par devenir une référence européenne de la peinture bâtiment, avec une qualité surveillée de près et une capacité à innover au bon moment, sans céder aux effets de mode vides.

Au fil des décennies, Tollens a introduit des solutions qui ont bousculé les habitudes : premières finitions décoratives en 1975, systèmes de mise à la teinte à grande échelle au début des années 1990, puis peintures en phase aqueuse mieux adaptées aux enjeux sanitaires et environnementaux. L’enseigne a aussi compris tôt que la couleur n’était pas qu’une affaire de chimie, mais aussi de tendance. D’où les collaborations avec des bureaux de style, puis avec Pantone, pour construire des collections complètes, faciles à lire même pour un particulier qui hésite encore entre un vert profond et un beige grisé.

En bref

  • Tollens naît en 1748 autour d’un commerce de pinceaux et de produits colorants avant de devenir une marque centrale de la peinture bâtiment.
  • La marque enchaîne les étapes clés : premières laques de haute tenue, effets décoratifs, systèmes à teinter avec plus de couleurs que la plupart de ses concurrentes.
  • Son historique montre un fil conducteur clair : exigence de qualité, innovations utiles, et respect des usages des artisans comme des particuliers.
  • Avec plus de 170 points de vente spécialisés, un réseau international et une intégration au groupe Nippon Paint, Tollens reste un acteur structurant du marché du revêtement.
  • La marque mise aujourd’hui sur des peintures plus respectueuses de la santé et de l’environnement, sans sacrifier la richesse chromatique ni la durabilité.

Tollens, de 1748 à aujourd’hui : une histoire de peintures qui épouse l’évolution de l’habitat

L’histoire de Tollens commence au milieu du XVIIIe siècle, quand Johannes Jodocus Tollens ouvre un commerce dédié aux pinceaux et aux produits colorants. À cette époque, la peinture est encore une affaire d’artisans qui préparent leurs mélanges eux-mêmes, et le moindre pigment fiable se paie cher. Miser sur la technicité et la régularité des teintes est déjà un choix stratégique : la fidélité se gagne sur un mur qui ne vire pas au bout de quelques mois.

Au XIXe siècle, la marque s’inscrit dans le mouvement d’industrialisation des revêtements. Les premières fabrications à plus grande échelle permettent d’alimenter les chantiers urbains qui se multiplient. À cette période, l’accent est mis sur la résistance et la tenue, car les façades subissent pollution, fumées et intempéries. L’enseigne affine ses procédés, élargit ses gammes et se spécialise progressivement dans les produits pour le bâtiment, tout en gardant un pied dans le monde décoratif.

Le XXe siècle marque un tournant. Après les reconstructions d’après-guerre, la demande en peinture explose, aussi bien pour les immeubles neufs que pour la rénovation. C’est là que Tollens commence à se différencier par des gammes techniques destinées aux professionnels : primaires spécifiques, laques capables de résister aux chocs dans les cages d’escalier, finitions lavables pour les intérieurs soumis à rude épreuve. L’histoire de la marque se confond avec celle du confort moderne.

Année charnière, 1975 voit apparaître chez Tollens une des premières peintures à effet décoratif proposées à grande échelle. Reliefs, nuances subtiles, jeux de matière : on sort du simple blanc mat ou brillant pour entrer dans un univers où le mur participe vraiment à la décoration. Ce pas de côté n’est pas anodin. Il ancre l’entreprise dans un double registre, technique et esthétique, qui restera sa signature.

En 1991, un autre jalon est posé avec le lancement d’un système à teinter destiné aux pros. Offrir plus de 1 200 couleurs dans un réseau de distributeurs spécialisés, avec des recettes reproductibles à l’identique, change la donne. Les artisans gagnent en réactivité, les architectes peuvent oser des palettes complexes, et les particuliers voient arriver des nuanciers beaucoup plus structurés en magasin. Pour un peintre du bâtiment, pouvoir revenir chercher la même teinte cinq ans plus tard devient un atout commercial.

Les années 2000 voient la montée des contraintes environnementales et sanitaires. Tollens engage alors une transition vers des formulations en phase aqueuse, avec des teneurs en COV abaissées, sans renoncer aux exigences de qualité de film et de résistance. Des gammes spécifiques voient le jour pour les écoles, les chambres d’enfants, les hôpitaux. La peinture ne doit plus seulement être belle et résistante, elle doit aussi préserver la qualité de l’air intérieur.

En 2009, la marque fête l’ouverture de son 150e point de vente sous enseigne « Couleurs de Tollens ». Ce maillage du territoire confirme l’ancrage de la marque dans le quotidien des artisans comme des bricoleurs avertis. Les rayons ne se limitent plus aux pots de revêtement, on y trouve des conseils, des services de mise à la teinte, parfois même des mini-ateliers pour décrypter les produits.

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Avec plus de 270 ans d’historique derrière elle, l’entreprise est aujourd’hui intégrée au groupe Nippon Paint, tout en conservant son identité européenne. L’enjeu, désormais, consiste à conjuguer cet héritage avec les attentes contemporaines : performance, conscience environnementale, mais aussi simplicité d’usage pour des utilisateurs qui n’ont pas toujours le temps de multiplier les couches et les sous-couches. L’histoire de Tollens est donc loin d’être un simple récit patrimonial, c’est aussi un mode d’emploi pour comprendre où en est la peinture bâtiment en 2026.

Cette trajectoire longue permet de lire la marque comme un thermomètre des besoins des habitants, du logement insalubre du XVIIIe siècle à la maison bien isolée où l’on réfléchit à la qualité de l’air et à la cohérence de la palette.

Une marque de peintures de qualité façonnée par l’innovation et les besoins des pros

La réputation de qualité de Tollens ne tient pas uniquement aux discours des catalogues. Elle s’est construite dans les camions des artisans, sur les chantiers de rénovation d’immeubles anciens, ou lors de poses de revêtements complexes dans des locaux techniques. Quand un peintre professionnel choisit une référence depuis vingt ans sans changer de fournisseur, ce n’est pas par habitude mais parce que la performance est au rendez-vous.

Les innovations de la marque ont souvent visé des problèmes concrets. Par exemple, la bascule progressive vers les peintures en phase aqueuse a soulevé des questions de temps de séchage, de pouvoir couvrant et d’adhérence sur des supports difficiles. Plutôt que de sortir un produit « vert » purement marketing, la maison a travaillé sur des gammes spécifiques, avec des résines adaptées à chaque usage. Résultat : des murs lavables en milieu scolaire, des plafonds qui ne jaunissent pas au bout de quelques hivers, et des boiseries qui supportent les chocs du quotidien.

Dans les locaux recevant du public, la peinture doit cocher plusieurs cases : esthétique, résistance, et respect de normes sanitaires parfois strictes. Tollens a développé des produits dépolluants capables de réduire certains composés dans l’air intérieur, ainsi que des finitions antibactériennes pour les hôpitaux ou les maisons de retraite. On peut juger que ce type de technologie ne résout pas tout, mais sur un établissement complet, une partie des irritations respiratoires évitées fait une vraie différence.

Sur les façades, l’enjeu est encore différent. Une peinture extérieure doit affronter UV, gel, pluie battante et pollution. Les gammes de revêtement de façade Tollens sont pensées pour garder un bon équilibre entre élasticité et dureté. Trop rigide, le film craquelle ; trop souple, il marque les chocs. Dans les régions côtières ou très exposées, ce compromis se voit assez vite : les chantiers bien préparés et protégés avec des produits adaptés tiennent facilement plus d’une décennie sans reprise majeure.

Un point mérite d’être souligné : la marque assume un positionnement qui n’est pas celui du premier prix. Sur certains chantiers, le coût au litre de la peinture Tollens peut paraître élevé, mais la durée de vie et la facilité d’entretien réduisent le coût global. Un artisan qui doit revenir refaire un plafond jauni au bout de trois ans perd bien plus que la marge qu’il a économisée au départ. Cette logique du « coût global » est encore sous-estimée par une partie des particuliers, mais les professionnels qui vivent de leur réputation la connaissent trop bien.

Pour ceux qui rénovent eux-mêmes, cette approche change la manière de choisir un produit. Plutôt que de se laisser guider uniquement par le prix, il devient intéressant de regarder les taux de COV, les recommandations de supports, les résistances au lessivage. Sur les fiches techniques de Tollens, ces informations sont généralement claires et exploitables. Un bricoleur un peu attentif saura repérer la bonne référence pour sa salle de bains ou son couloir à fort passage.

D’ailleurs, une bonne partie des retours terrain montre que la marque ne cherche pas à tout faire. Certaines niches très spécifiques sont couvertes par d’autres industriels, et ce n’est pas un problème. Là où Tollens se concentre, c’est sur la peinture bâtiment et décorative, avec des gammes assez denses pour couvrir la plupart des besoins sans noyer l’utilisateur sous des dizaines de produits quasi identiques.

En résumé, la qualité chez Tollens n’est pas un slogan, mais une sorte de contrat tacite passé avec les applicateurs. Si un produit ne tient pas la route, le bouche-à-oreille négatif remonte très vite dans ce milieu. Le fait que la marque reste recommandée dans les écoles d’art appliqué, chez les maîtres d’œuvre et dans les réseaux de peintres indépendants en dit long sur ce contrat silencieux.

Cette culture technique explique aussi pourquoi la marque a su intégrer des innovations comme les peintures dépolluantes ou haute résistance sans basculer dans un discours gadget. Chaque nouvelle famille de produit vient répondre à un usage bien précis, pas à une tendance éphémère déconnectée du terrain.

La couleur selon Tollens : nuanciers, Pantone et accompagnement déco

Si le volet technique explique beaucoup de choses, la notoriété de Tollens tient aussi à son travail sur la couleur. Une peinture peut être très performante mécaniquement et pourtant décevante si la teinte manque de subtilité. La marque a très tôt compris que la couleur se pense comme un langage, avec des harmonies, des contrastes et des variations de luminosité. D’où la collaboration avec des bureaux de style pour construire des collections complètes.

Des gammes comme Urban Color, Eléments ou Totem ont marqué les années 2000 et 2010 chez les décorateurs et les architectes d’intérieur. Au lieu d’empiler des centaines de couleurs sans fil conducteur, ces collections proposaient des palettes resserrées autour de thématiques de vie : ambiance urbaine, matière minérale, inspirations ethniques revisitées. Pour un particulier qui hésite devant les rayons, cette approche simplifie la décision. On choisit un univers, puis on décline quelques teintes cohérentes plutôt que de piocher au hasard.

Un autre tournant intéressant est le partenariat avec Pantone, débuté au milieu des années 2010. La création d’une collection d’environ 100 teintes réalisables en machine à teinter, complétée par une quarantaine de couleurs prêtes à l’emploi, a permis d’amener dans les intérieurs des références connues des graphistes et des designers. Des tonalités comme Tangerine Tango ou Emerald ont quitté les écrans et les catalogues pour se retrouver, concrètement, sur les murs des salons et des cuisines.

Sur le plan pratique, cette ouverture à Pantone a aussi forcé les équipes Tollens à affiner fortement le contrôle de la mise à la teinte. Pour reproduire de manière fiable des couleurs très saturées ou très spécifiques, la précision du dosage et la stabilité des pigments sont cruciales. Les machines à teinter de l’enseigne ont donc gagné en finesse, ce qui profite, au passage, à toutes les teintes du nuancier maison.

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Pour accompagner les choix, la marque a investi dans des outils numériques. Le site et les applications de simulation de peinture permettent de tester différentes combinaisons sur des photos d’intérieurs types ou sur des images importées. Cela ne remplace pas un test en réel sur le mur, mais cela évite déjà beaucoup d’erreurs grossières. Par exemple, on visualise mieux l’impact d’un plafond coloré ou d’un mur d’accent dans un couloir étroit.

Les pots échantillons, souvent proposés en 125 ml à un tarif accessible, complètent ce dispositif. Pouvoir appliquer une petite surface de revêtement directement chez soi, avec la lumière réelle de la pièce, change le rapport au projet. Entre la couleur vue au néon du magasin et le rendu sous une lumière de fin de journée, l’écart peut être évident. Tollens a eu le bon réflexe de ne pas négliger cette étape de test, même si elle complexifie légèrement la logistique.

Dans les points de vente, les conseillers jouent souvent les médiateurs entre les envies déco et les contraintes techniques. Un client arrive avec une photo Pinterest, une autre avec un carreau de faïence, un troisième avec un morceau de tissu. À partir de ces supports, on cherche l’équivalent le plus proche dans les nuanciers Tollens. Ce travail d’interprétation demande une vraie culture de la couleur, et c’est là que les années de constructions de collections cohérentes prennent tout leur sens.

Pour visualiser la manière dont la marque organise ses familles chromatiques, on peut résumer quelques grandes lignes dans un tableau synthétique.

Famille de couleurs TollensAmbiance principaleUsages recommandésType de finitions disponibles
Neutres chauds (beiges, grèges)Confort, atmosphère coconSalons, chambres, pièces à vivreMats profonds, velours lessivables
Neutres froids (gris, bleus très pâles)Modernité, sobriétéBureaux, cuisines contemporainesMats, satins faciles d’entretien
Teintes soutenues (verts, bleus, terracottas)Caractère, contrasteMurs d’accent, têtes de lit, pièces de passageVelours, satins, parfois laques brillantes
Couleurs Pantone inspiréesGraphique, affirméEspaces créatifs, commerces, zones limitéesFinitions décoratives à fort impact

Cette structuration n’empêche pas les détours. Certains décorateurs utilisent des neutres très doux dans des lieux professionnels pour casser la froideur habituelle, d’autres osent des verts profonds en cuisine. L’essentiel est que la palette globale de Tollens offre suffisamment de nuances pour soutenir ces partis pris sans tomber dans la saturation colorée inutile.

Au final, la force de la marque dans le domaine des couleurs tient à cette double posture : parler à ceux qui maîtrisent déjà les règles de la couleur tout en donnant des repères clairs aux bricoleurs qui se lancent. La peinture devient alors un outil de personnalisation accessible, et pas un terrain réservé aux seuls spécialistes.

Gamme, usages et services : comment Tollens accompagne les projets de peinture et de revêtement

Lorsqu’on regarde la gamme Tollens en 2026, on voit rapidement qu’elle a été pensée pour couvrir la quasi-totalité des besoins d’un projet bâtiment, du gros œuvre à la finition décorative. Pour un particulier, cela peut sembler dense. Pour un artisan, c’est plutôt confortable : on peut traiter une façade, une cage d’escalier, une cuisine et une chambre d’enfant avec des familles de produits cohérentes, sans multiplier les marques.

Sur les intérieurs, la marque distingue clairement les pièces sécheresse (séjours, chambres, bureaux) des pièces humides (cuisines, salles de bains, buanderies). Les premières se contentent souvent de systèmes simples : impression adaptée au support, finition mate ou velours lessivable. Les secondes nécessitent des peintures plus résistantes aux condensations et aux projections, souvent en satin ou semi-brillant. Cette différenciation évite les mauvaises surprises, comme une finition mate standard posée sur un mur de douche qui finit par marquer au moindre jet.

En extérieur, la segmentation se fait surtout par support. Maçonnerie brute, enduit ancien, bardage bois, métal : chaque matériau a son cycle recommandé. Les guides Tollens insistent sur la préparation de surface, qui représente souvent la moitié de la réussite du chantier. Décapage, brossage, rebouchage, séchage : la meilleure peinture du monde ne rattrape pas un support négligé. Sur ce point, la marque a choisi une approche pédagogique, avec des conseils clairs en magasin et en ligne.

Les services de mise à la teinte personnalisée sont devenus un passage obligé. Avec plus de 1 200 teintes disponibles dans le système, la précision du dosage et la reproductibilité sont des critères essentiels. Pour un artisan qui suit un chantier sur plusieurs mois, ou pour un particulier qui se réserve une pièce à faire plus tard, retrouver la même couleur est indispensable. Le stockage des recettes dans les systèmes informatiques de Tollens permet ce suivi sur la durée.

La liste de services proposés en magasin illustre bien l’évolution de la relation avec le client :

  • Conseil technique personnalisé sur le choix du système de revêtement adapté au support et au lieu (intérieur/extérieur, trafic, humidité).
  • Mise à la teinte sur place avec contrôle visuel et ajustements si besoin, surtout pour les teintes soutenues ou complexes.
  • Prêt ou vente d’outillage complémentaire (rouleaux adaptés, brosses, pistolets) pour exploiter pleinement les performances de la peinture.
  • Supports d’aide au choix (nuanciers, plaquettes, échantillons de teintes) que l’on peut emporter sur site.

Dans les faits, cette approche transforme le magasin en prolongement du chantier. Un artisan ou un particulier peut arriver avec des photos, des contraintes de délais, un budget, et repartir avec un plan de bataille relativement clair. Même si tout ne se passe jamais comme prévu, réduire le nombre de mauvaises surprises fait gagner du temps et de l’énergie à tout le monde.

L’implantation de plus de 170 points de vente spécialisés sur le territoire facilite cette proximité. Les pros apprécient la disponibilité des stocks et la possibilité de se fournir rapidement en complément. Les particuliers, eux, trouvent sur place un niveau de conseil rarement égalé dans les rayons généralistes des grandes surfaces de bricolage. Cela ne veut pas dire que ces dernières soient à éviter, mais pour des projets complexes ou des supports délicats, passer par un magasin Tollens reste une option judicieuse.

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Enfin, l’appartenance au groupe Nippon Paint ouvre des perspectives intéressantes sur certaines technologies importées d’Asie, notamment sur les revêtements très haute résistance ou les solutions spécifiques pour environnements extrêmes. Tout n’est pas encore décliné sur le marché français, mais on voit déjà quelques transferts technologiques sur des gammes premium, par exemple pour les parkings, les sols industriels ou les façades très exposées.

Pour les bricoleurs comme pour les artisans, l’essentiel est de savoir naviguer dans cette offre en fonction de la réalité du chantier. Une petite chambre d’enfant ne nécessite pas la même armada qu’un hall d’immeuble très fréquenté. L’un des points forts de Tollens reste justement cette capacité à proposer des produits adaptés au niveau de contrainte, sans pousser systématiquement vers le haut de gamme quand ce n’est pas nécessaire.

On pourrait se demander si une telle densité de gamme ne finit pas par perdre le consommateur. C’est là que la pédagogie en magasin, les fiches pratiques et les conseils en ligne jouent un rôle de filtre. Le but, au fond, est d’amener chacun vers la référence qui lui convient, ni plus ni moins, pour éviter autant le sous-dimensionnement que le suréquipement.

Engagement environnemental et perspectives d’avenir pour la marque Tollens

Dernier volet de cette rétrospective : la façon dont Tollens aborde les enjeux environnementaux et sanitaires, tout en projetant la marque dans les prochaines décennies. Le monde de la peinture est souvent pointé du doigt pour ses solvants, ses COV et ses résidus de chantier difficiles à traiter. Ignorer ce contexte n’aurait pas de sens, surtout avec un historique aussi long.

La première réponse visible se trouve dans les formulations. De plus en plus de gammes Tollens affichent des taux de COV réduits, parfois au-dessous des seuils réglementaires. Certaines lignes sont certifiées par des labels officiels, ce qui apporte des garanties minimales sur les impacts environnementaux. Ce n’est pas un blanc-seing absolu, mais c’est un jalon utile pour les particuliers soucieux de l’air intérieur et pour les collectivités qui répondent à des appels d’offres exigeants.

L’entreprise travaille également sur la provenance et la nature des matières premières. Utiliser des pigments plus stables, des résines moins émissives, réduire la présence de métaux lourds dans les anciennes formulations : ces chantiers sont techniques, parfois coûteux, mais indispensables pour garder une crédibilité sur le long terme. L’ancrage dans un grand groupe comme Nippon Paint facilite d’ailleurs l’accès à des programmes de R&D d’envergure.

Sur la gestion des déchets, Tollens met en avant des dispositifs de récupération des restes de peinture et des emballages. Certaines plateformes de collecte permettent aux artisans de ramener leurs fonds de pots, qui seront ensuite valorisés ou traités dans des filières adaptées. Pour les particuliers, le rôle des magasins dans l’orientation vers les déchetteries partenaires est clé, car beaucoup ignorent encore les bons réflexes en la matière.

On peut légitimement se demander si tout cela est suffisant. Le secteur du bâtiment représente une part conséquente des émissions et des déchets, et une marque de revêtements ne peut pas régler le problème seule. En revanche, prendre au sérieux les leviers à sa portée, comme la durée de vie des produits, la réduction des reprises de chantier, la protection des supports pour éviter des rénovations trop fréquentes, a un impact concret et mesurable.

Les perspectives d’avenir pour Tollens tiennent aussi à l’évolution des habitudes des habitants. Les logements sont mieux isolés, les températures plus stables, mais les usages changent vite : télétravail, bruits de voisinage, besoins d’intimité visuelle. Des recherches sont déjà en cours sur des peintures qui modulent la lumière ou contribuent à améliorer le confort acoustique. L’idée n’est pas de transformer le mur en gadget high-tech, mais d’utiliser la chimie et la formulation pour répondre à ces nouvelles fonctions.

Dans cette optique, l’expérience accumulée au fil de l’historique de la marque constitue un avantage. Connaître les réactions des supports anciens, les défauts récurrents des chantiers, les contraintes des artisans pressés par les délais aide à concevoir des produits réellement utilisables. On voit déjà apparaître des cycles simplifiés, avec moins d’étapes, pour les situations où le temps manque, sans renoncer à une protection correcte.

Enfin, la question de la transmission occupe une place particulière. Une marque qui revendique plus de 270 ans d’existence ne peut pas se couper des générations à venir. Programmes de formation dans les centres d’apprentissage, partenariats avec des écoles d’architecture intérieure, démonstrations en magasin pour les particuliers : ce tissu d’initiatives contribue à faire circuler un savoir-faire et une culture de la peinture réfléchie, loin du simple « on barbouille et on verra bien ».

Pour ceux qui rénovent une maison ancienne, aménagent un appartement de ville ou construisent une extension, cette dynamique se traduit par une offre qui cherche à concilier responsabilité environnementale, exigence de qualité et liberté de couleurs. L’héritage de Tollens n’est pas figé dans les archives, il se lit sur les murs qui se refont aujourd’hui, et sur les chantiers que l’on veut éviter de refaire trop souvent demain.

Depuis quand la marque Tollens est-elle présente sur le marché de la peinture ?

Les origines de Tollens remontent à 1748, lorsque Johannes Jodocus Tollens ouvre un commerce dédié aux pinceaux et aux produits colorants. Au fil des décennies, l’entreprise s’oriente vers la peinture bâtiment et décorative, jusqu’à devenir l’une des marques de référence pour les professionnels comme pour les particuliers exigeants.

Qu’est-ce qui distingue la qualité des peintures Tollens ?

Les peintures Tollens sont conçues pour offrir une bonne couvrance, une résistance adaptée à chaque usage (intérieur, extérieur, pièces humides, trafic intense) et une stabilité des teintes dans le temps. La marque mise sur des formulations techniques, souvent en phase aqueuse à faible teneur en COV, avec un suivi rigoureux sur la reproductibilité des couleurs via ses systèmes à teinter.

Tollens propose-t-elle des peintures respectueuses de l’environnement ?

Oui, une partie importante des gammes Tollens est formulée avec des teneurs réduites en composés organiques volatils, et certaines lignes bénéficient de labels environnementaux. La marque travaille aussi sur la gestion des déchets de peinture, la valorisation des restes de produits et la durabilité des revêtements pour limiter la fréquence des rénovations.

Peut-on faire réaliser une couleur personnalisée chez Tollens ?

Les magasins Tollens disposent de systèmes de mise à la teinte permettant de reproduire plus de 1 200 couleurs, ainsi que des teintes inspirées de collections comme Pantone. Sur place, un conseiller peut aider à ajuster une couleur à partir d’un support (photo, textile, échantillon) et enregistrer la recette pour qu’elle soit retrouvable lors d’un futur achat.

Où trouver les peintures Tollens pour un projet de rénovation ?

Les produits Tollens sont disponibles dans le réseau de magasins spécialisés de la marque, qui compte plus de 170 points de vente en France, ainsi que dans certaines grandes surfaces de bricolage. Les boutiques sous enseigne proposent en plus des services de conseil technique, de mise à la teinte et des nuanciers détaillés pour préparer le projet dans de bonnes conditions.

jean michel perrin cook and lounge
Jean-Michel Perrin est cuisinier de formation, passionné de barbecue, de bricolage et de potager, qu’il met au service de contenus simples et concrets sur Cook and Lounge. Depuis sa maison en pierre rénovée en famille, il partage des idées réalistes pour mieux cuisiner, aménager son intérieur et profiter de son jardin au quotidien.

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