Combien de fois peut-on aller à la déchetterie par jour ?

Jean-Michel Perrin

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Quiconque a déjà vidé un grenier, refait une salle de bains ou taillé une grosse haie le sait : la question n’est pas seulement « où vont les déchets », mais aussi « combien de fois peut-on aller à la déchetterie par jour sans se faire recaler à l’entrée ». Entre les systèmes de comptage, les limites annuelles, la distinction particuliers/pros et les différences d’un territoire à l’autre, la réponse varie fortement. Certaines collectivités autorisent jusqu’à 3 passages quotidiens, d’autres bloquent dès le deuxième aller-retour. Dans plusieurs métropoles, ce n’est même plus une limite quotidienne qui compte, mais un nombre d’accès annuel converti en unités, en fonction du gabarit du véhicule.

Dans les faits, la vraie question devient vite : comment organiser la fréquence de visite à la déchetterie pour ne pas griller tout son quota en quelques week-ends de bricolage. Les nouveaux systèmes de contrôle par QR code ou carte nominative, comme à Saint-Étienne ou dans le Pays sabolien, obligent à réfléchir au chargement, au choix du véhicule, voire au partage des trajets entre voisins. La déchetterie n’est plus une décharge ouverte en continu, mais un maillon régulé de la gestion des déchets locaux, pensé pour maîtriser les coûts, fluidifier la circulation sur site et mieux alimenter les filières de recyclage.

  • Accès déchetterie régulé : dans de nombreuses collectivités, il faut un compte, un QR code ou une carte nominative avant de pouvoir entrer.
  • Limite quotidienne variable : certains territoires autorisent jusqu’à 3 passages par jour, d’autres misent surtout sur une limite annuelle.
  • Quota annuel : 18, 30 ou 36 passages par an selon les secteurs, parfois convertis en unités selon le type de véhicule.
  • Professionnels encadrés : accès possible, mais avec des règles déchetterie plus strictes sur les déchets dangereux et les volumes.
  • Optimisation des trajets : regrouper les chargements, choisir le bon véhicule, privilégier la réutilisation et la collecte déchets en magasin pour préserver son quota.

Fréquence de visite et limite quotidienne à la déchetterie : ce que prévoient vraiment les règlements

La première chose à comprendre, c’est que la question « combien de fois peut-on aller à la déchetterie par jour » n’a pas une réponse unique. Tout dépend de la collectivité qui gère le site. Certaines annoncent clairement une limite quotidienne, par exemple 3 passages maximum par jour, pour que tout le monde puisse accéder au service. D’autres ne parlent pas du nombre de trajets par jour, mais plafonnent la quantité de déchets par passage, souvent autour de 2 m³ par véhicule.

On trouve aussi des systèmes mixtes. Dans plusieurs grandes agglomérations, le règlement précise par exemple un maximum de 3 visites par jour mais aussi un plafond annuel, avec parfois 36 passages autorisés par foyer sur l’année. Concrètement, si le compteur personnel affiche déjà 3 entrées dans la même journée, un quatrième passage sera refusé, même si le site n’est pas saturé. L’agent d’accueil s’appuie alors sur les données enregistrées dans le logiciel de contrôle.

Autre cas de figure, plus fréquent à présent : des territoires qui ne bloquent pas expressément le nombre de passages dans la journée, mais qui misent sur un compte d’unités annuel. À Saint-Étienne Métropole, par exemple, chaque foyer dispose de 30 unités par an. Chaque entrée consomme 1, 2 ou 5 unités selon le véhicule. Si quelqu’un enchaîne trois allers-retours dans la même journée avec un utilitaire lourd ou une grande remorque, il fait fondre son crédit en quelques heures, même si le règlement ne limite pas explicitement les déplacements quotidiens.

Dans d’autres intercommunalités, comme le Pays sabolien, le fonctionnement est plus simple en apparence : 18 passages par an à partir de la première entrée, avec une facturation ajoutée dès le 19e passage. Là encore, rien n’empêche en théorie deux ou trois visites dans la même journée, mais celui qui se précipite trop souvent vers la déchetterie verra l’addition arriver l’année suivante. C’est une autre façon de gérer la fréquence de visite sans mettre de barrière physique quotidienne.

Derrière ces chiffres, il y a un enjeu clair : éviter que quelques usagers transforment la déchetterie en solution permanente de débarras, au détriment des autres. Pour les gros volumes de gravats ou les tournées quasi professionnelles, certains territoires incitent à se tourner vers des sites spécialisés ou des prestataires de collecte déchets. La déchetterie publique doit rester un outil de proximité pour les ménages, pas une extension gratuite de l’activité des entreprises.

En résumé, la limite quotidienne existe parfois noir sur blanc, parfois de façon indirecte via le quota annuel. Dans tous les cas, l’idée forte à retenir est que multiplier les allers-retours dans la même journée n’est jamais une bonne stratégie si l’on veut préserver son nombre d’accès sur l’année.

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Exemples concrets de quotas : du passage quotidien à l’année entière

Pour se repérer dans cette mosaïque de règles, un tableau vaut mieux qu’un long discours. Voici un exemple simplifié de ce que plusieurs collectivités françaises pratiquent en matière de nombre d’accès et de limite quotidienne.

Type de territoire Règle quotidienne Quota annuel Particularité
Grande métropole A 3 passages max/jour 36 passages/an Suivi nominatif par carte ou QR code
Agglomération B Pas de limite/jour 30 unités/an Débit d’unités selon le type de véhicule
Communauté C 1 seul passage/jour Pas de plafond chiffré Volume par passage limité à 2 m³
Communauté D (Pays sabolien) Pas de limite/jour 18 passages/an Facturation dès le 19e passage

Ce tableau ne remplace pas le règlement de ta collectivité, mais donne un ordre d’idée. On voit bien que la même question, « combien de fois par jour », se traduit par des réponses très différentes. D’où l’intérêt de vérifier systématiquement les règles déchetterie locales avant une grosse opération de tri.

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D’ailleurs, cette diversité a un impact direct sur l’organisation des travaux à la maison. Dans une métropole avec quota d’unités, faire un aller-retour spécifique juste pour trois cartons ou deux pots de peinture vides revient à gaspiller des droits d’accès. Mieux vaut alors stocker un minimum chez soi, regrouper un week-end et optimiser la remorque. Cette logique rejoint celle qu’on adopte déjà en cuisine pour limiter les trajets à la poubelle ou le gaspillage alimentaire.

Au fond, la vraie bonne pratique, ce n’est pas de chercher à « tester » la limite quotidienne, mais de concevoir la déchetterie comme un service ponctuel, à planifier au même titre qu’un gros chantier.

Comment fonctionnent les comptes, unités et contrôles d’accès en déchetterie

Depuis quelques années, beaucoup de centres ont abandonné le fonctionnement « à vue » pour passer à un accès déchetterie informatisé. Le principe est simple : chaque foyer crée un compte, enregistre ses véhicules et présente ensuite un QR code ou une carte à l’entrée. Le logiciel identifie l’usager, contrôle le solde d’unités ou le nombre de passages restants et décide de l’autorisation ou non.

Ce changement a plusieurs conséquences concrètes. D’abord, les litiges avec l’agent d’accueil diminuent, car la décision ne repose plus sur une appréciation personnelle. Ensuite, l’usager peut suivre lui-même sa consommation de passages via un espace en ligne. Enfin, la collectivité dispose de données fiables pour ajuster le service : horaires, flux selon les jours, typologie des véhicules, etc. Ce n’est pas anodin quand on sait ce que coûte la gestion des déchets en collecte, traitement et transport.

Dans les métropoles qui ont mis en place ce système, un compte est souvent valable 3 ans. Il suffit de fournir un justificatif de domicile, puis de rattacher les véhicules utilisés pour se rendre sur site. L’accès n’est ensuite possible que si le véhicule est bien enregistré, ce qui évite les allers-retours sauvages avec camions plateaux ou remorques surdimensionnées. Autre point clé : un même véhicule ne peut pas être rattaché à deux comptes en même temps, ce qui oblige à organiser un vrai prêt quand on s’aide entre proches pour un déménagement.

Le décompte des unités, lui, se fait de manière automatique, en fonction de la catégorie du véhicule. Un petit véhicule particulier consomme 1 unité par passage, un utilitaire plus lourd ou une grande remorque jusqu’à 5 unités. Cela incite clairement à optimiser le volume transporté à chaque trajet. Un exemple : un bricoleur qui fait des allers-retours avec un fourgon presque vide brûle son crédit beaucoup plus vite qu’un voisin qui charge soigneusement son coffre et sa petite remorque avec un PTAC raisonnable.

Ce suivi précis sert aussi de garde-fou pour les usages détournés. Un compte qui explose systématiquement le quota annuel peut déclencher un contrôle, voire un blocage temporaire si des infractions répétées sont constatées sur le tri des déchets ou le non-respect des horaires déchetterie. On est loin de l’image d’un site « libre-service », mais c’est le prix à payer pour que le service reste soutenable financièrement et techniquement.

Dernier détail qui a son importance : la plupart des règlements prévoient encore 2 passages exceptionnels sans compte pour les particuliers du territoire. Pratique quand on vient d’emménager ou qu’on n’a pas encore pris le temps de créer son espace en ligne. En revanche, ces passages de dépannage sont ensuite rattrapés et décomptés dès que le compte est créé avec le même véhicule.

Véhicules, remorques et vélos : ce que change le type de transport

La manière de compter un passage dépend rarement uniquement de la date. Le type de véhicule joue un rôle central. Les règlements distinguent en général plusieurs catégories : voitures particulières, petits utilitaires, véhicules aménagés, voiturettes sans permis, deux-roues motorisés, remorques de différentes tailles. Chacune consomme un nombre d’unités différent, ce qui influe directement sur la fréquence visite possible dans l’année.

Une petite remorque légère, sans carte grise spécifique, est souvent considérée comme une extension du coffre. Dans ce cas, elle ne coûte pas d’unités supplémentaires : c’est le véhicule tracteur qui compte. En revanche, dès que la remorque a sa propre carte grise et un PTAC plus élevé, elle doit être enregistrée et débite des unités. Transporter uniquement des déchets dans la remorque peut ainsi coûter 2 ou 5 unités d’un coup.

On pourrait croire que cela décourage l’usage des remorques. En réalité, c’est surtout une incitation à dimensionner correctement son matériel. Pour un ménage qui fait régulièrement des travaux, une remorque moyenne correctement chargée reste souvent plus rentable en unités que plusieurs petits trajets éparpillés en voiture. Là encore, tout se joue dans la préparation et l’anticipation, au même titre qu’on réfléchit au bon contenant pour un compost ou une poubelle tri.

Les vélos et quads ne sont pas oubliés. Dans les métropoles qui les acceptent, chaque passage débite 1 unité. C’est marginal pour la plupart des foyers, mais cette possibilité rend service à ceux qui habitent très près du site et qui génèrent de petits volumes réguliers, par exemple du carton, quelques déchets verts ou des objets destinés à la benne à métaux.

En bref, avant de se demander combien de fois par jour on peut accéder au site, il vaut la peine de se poser une autre question : avec quel véhicule rouler pour que chaque passage compte vraiment.

Organiser ses travaux et ses débarras pour limiter les passages en déchetterie

Une fois le cadre posé, tout l’enjeu est d’optimiser ses trajets. Là, ce sont les habitudes de la maison qui font la différence. Prenons le cas de Marc et Claire, qui viennent d’acheter une maison des années 70 à rafraîchir. Leur premier réflexe a été de charger la voiture à moitié pour « commencer à vider ». Résultat, 4 passages en deux jours, un temps précieux perdu dans les files d’attente et un compteur d’unités déjà bien entamé avant même d’attaquer les gros travaux.

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La bonne approche consiste plutôt à penser la déchetterie comme l’étape finale. On commence par trier sur place, regrouper les matériaux par nature (gravats, bois, ferraille, cartons, déchets verts, encombrants en bon état). On mesure à vue le volume global et on choisit ensuite le véhicule le plus adapté, quitte à emprunter ou louer un utilitaire pour un ou deux gros trajets bien remplis. À l’arrivée, non seulement le nombre de passages baisse, mais le temps passé sur site se réduit, car le tri en bennes est plus rapide.

On gagne aussi beaucoup à étaler ses visites hors des heures de pointe. Les horaires déchetterie comportent souvent des périodes très chargées : ouverture du matin, samedis, lendemains de jours fériés. En visant plutôt une fin de matinée en semaine ou un début d’après-midi calme, on limite le temps perdu moteur allumé, ce qui n’est pas négligeable en coût et en confort. Certains lecteurs choisissent même d’organiser une « tournée déchetterie » commune avec un voisin bénéficiant du même système de quota, en partageant le véhicule et la manutention.

Autre levier sous-estimé : tout ce qui n’a pas besoin de passer par la déchetterie. De plus en plus de magasins reprennent par exemple les appareils électroménagers, les meubles, les pneus, voire certains matériaux de bricolage. Quand on achète un nouveau lave-linge ou un canapé, la reprise de l’ancien peut éviter un passage entier au centre. C’est d’autant plus intéressant quand l’objet est encombrant et occupe la quasi-totalité du coffre.

Pour le reste, la réutilisation et le don créent de vraies marges. Un vieux meuble en bon état trouvera souvent preneur sur une plateforme de seconde main ou via une recyclerie, surtout si l’on s’inspire d’astuces vues dans des dossiers comme celui sur le réemploi de meubles dans un esprit nordique, du type meubles esprit scandinave et déco récup. Là encore, un meuble sauvé d’une benne, c’est un demi-passage de gagné et une benne encombrants un peu moins remplie.

En pratique, plus on raisonne en amont, plus on réduit la question du « combien de fois par jour » à quelques épisodes exceptionnels : gros déménagement, rénovation lourde, succession. Le reste du temps, la déchetterie devient un rendez-vous ponctuel, préparé, au même titre qu’une grosse session cuisine ou jardinage qui mérite un minimum d’organisation.

Une liste de réflexes simples pour économiser des passages

Pour ceux qui aiment les check-lists, quelques réflexes concrets suffisent souvent à économiser plusieurs trajets sur l’année.

  • Regrouper les opérations de tri et de débarras au lieu de faire un aller-retour pour chaque petit lot de déchets.
  • Choisir le véhicule le plus adapté au volume, même si cela suppose un prêt ou une petite location sur deux jours.
  • Profiter des reprises en magasin (électroménager, meubles, pneus, matériaux) pour décharger une partie des encombrants.
  • Donner une seconde vie aux objets encore fonctionnels via des associations ou des plateformes de seconde main.
  • Anticiper la place de tri à la maison pour éviter les passages d’urgence causés par un garage saturé.

Ces gestes ne font pas disparaître la contrainte des quotas, mais ils déplacent le problème là où on a vraiment la main : dans l’organisation de la maison et du chantier.

Quotas annuels, facturation et différences de traitement entre particuliers et professionnels

Au-delà de la limite quotidienne, le nerf de la guerre reste le quota annuel. Deux grands modèles coexistent. Le premier, simple à comprendre, attribue un nombre de passages fixes par an. C’est le cas de territoires où chaque foyer bénéficie par exemple de 18 accès. Passé ce seuil, les visites supplémentaires sont facturées, parfois en deux paliers, avec un tarif modéré jusqu’à un certain seuil, puis nettement plus élevé au-delà.

Le second modèle, plus fin, distribue un crédit d’unités. Comme évoqué plus haut, un passage en petite voiture consomme 1 unité, un utilitaire lourd jusqu’à 5. Les foyers qui utilisent peu la déchetterie voient rarement ces limites. Ceux qui multiplient les gros chantiers, en revanche, s’y confrontent rapidement. Ce type de système permet de moduler le service sans interdire totalement les gros travaux, mais en rappelant qu’ils ont un coût pour la collectivité.

Les professionnels, eux, sont souvent soumis à des règles plus strictes. L’accès n’est pas toujours gratuit, le quota d’unités peut différer, et surtout, certains déchets restent interdits : solvants, produits phytosanitaires, huiles minérales, amiante, pneus. Pour ces flux, le recours à des déchetteries professionnelles ou à des prestataires spécialisés de collecte déchets reste indispensable. On ne joue pas dans la même catégorie entre un bricoleur du dimanche et une entreprise de bâtiment.

Ce partage des rôles a un intérêt évident : préserver la vocation de service public destinée aux particuliers, sans subventionner massivement le débarras de volumes liés à une activité commerciale. Les services techniques des communes peuvent parfois bénéficier de conditions spécifiques, mais dans un cadre là encore balisé, limité à certains flux comme le mobilier, les cartons ou les équipements électriques.

Cette logique de responsabilisation s’étend peu à peu aux foyers eux-mêmes. Quand un territoire commence à facturer les passages au-delà d’un certain seuil, comme c’est annoncé dans certains secteurs à partir de 2026, le message est clair : la gestion des déchets n’est pas une ressource illimitée. Les ménages qui consomment le service bien au-delà de la moyenne paient une partie supplémentaire du coût réel. Ce n’est pas toujours populaire, mais cela pousse à intégrer cette dimension dès la conception des travaux.

Un autre point attire l’attention : la moyenne de passages par foyer. Quand une collectivité indique que la plupart des habitants tournent autour de 10 visites annuelles, un plafond à 18 passages laisse de la marge pour tous ceux qui raisonnent leur usage. Ceux qui se retrouvent bloqués ou facturés sont généralement ceux qui utilisent la déchetterie comme exutoire régulier, faute d’avoir organisé d’autres circuits pour les déchets ou d’avoir anticipé leurs chantiers.

En filigrane, on retrouve toujours le même conseil : utiliser la déchetterie comme un outil parmi d’autres, pas comme unique solution à tous les encombrants de la maison.

Particuliers, pros, résidences secondaires : qui peut ouvrir un compte et comment

Les conditions d’inscription varient d’un territoire à l’autre, mais quelques constantes se dégagent. Pour un particulier résidant officiellement sur le périmètre de la collectivité, la création du compte se fait en général en ligne, avec une adresse mail, un justificatif de domicile et la liste des véhicules utilisés. Un seul compte est ouvert par foyer, mais celui-ci peut regrouper plusieurs véhicules, y compris ceux de proches qui aident ponctuellement pour un déménagement.

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Les résidents de communes limitrophes bénéficient parfois d’accords spécifiques, qui leur donnent accès à une ou deux déchetteries précises. Là encore, l’inscription est obligatoire, mais les droits sont souvent plus restreints que pour les habitants de la métropole elle-même. Les résidences secondaires, en revanche, sont généralement traitées comme des domiciliations classiques, dès lors qu’un justificatif prouve le lien avec le territoire.

Pour les professionnels et les associations, la procédure se complique un peu. Il faut fournir des pièces propres à la structure, parfois un extrait d’immatriculation, et respecter un délai de validation plus long, autour d’une semaine. Certaines déchetteries ne délivrent aucune attestation de dépôt aux pros, justement pour marquer la différence avec les structures privées dont c’est le métier.

Les personnes sans accès internet peuvent, dans plusieurs territoires, demander un formulaire papier à remplir sur place ou dans les locaux de la collectivité. Elles reçoivent alors un QR code ou une carte imprimée, mais n’ont pas de visibilité en ligne sur leur solde d’unités. Là aussi, mieux vaut capitaliser sur l’explication fournie par les agents d’accueil pour éviter les mauvaises surprises.

Une chose est sûre : quel que soit le profil, la clé d’un usage serein réside dans une bonne connaissance de son quota et une anticipation minimale des travaux sur l’année.

Réduire les déchets à la source pour ne pas vivre au rythme de la déchetterie

On en revient toujours là : le moyen le plus fiable de ne pas se poser tous les trois mois la question « combien de fois peut-on aller à la déchetterie par jour », c’est de réduire ce qui y arrive. Dans une maison, les principaux gisements restent les gravats, le bois, les emballages volumineux, les déchets verts et les encombrants. Chacun se traite avec des stratégies différentes.

Pour le bois et les matériaux de construction, l’achat réfléchi et la réutilisation sont centraux. Quand un projet de rénovation s’annonce, choisir des produits durables, démontables et, si possible, réemployables facilite beaucoup les choses. Une partie des planches, tasseaux ou étagères peut revenir dans d’autres projets, plutôt que de finir en benne. L’attention portée au stockage du bois évite aussi des déconvenues comme l’apparition de champignons type mérule, sujet détaillé dans un dossier sur le lien entre mérule et bois de chauffage en intérieur. Un bois sain, bien stocké, se jette beaucoup moins vite.

Dans la cuisine et au jardin, la marge de manœuvre est encore plus grande. Une bonne partie de ce qui partait auparavant en sac noir peut être détournée vers le compost ou le paillage. Les épluchures, restes végétaux, marc de café, coquilles d’œuf broyées et même une partie des oignons peuvent enrichir un bac de compost, comme détaillé dans l’article sur l’utilisation de l’oignon au compost. À l’arrivée, ce sont des sacs d’ordures ménagères en moins, mais aussi des trajets économisés pour aller déposer des déchets verts à la déchetterie.

Les tontes de pelouse, par exemple, ne méritent pas toujours un aller-retour. Le mulching, ou l’herbe laissée au sol, nourrit le gazon. Étendue en couche fine au pied des haies ou des massifs, elle sert de paillage, limite l’évaporation et la pousse des herbes indésirables. Quelques branchages broyés complètent bien ce tableau. Ce sont autant de sacs verts qui n’alimentent plus la benne et, là encore, quelques passages annuels évités.

Les déchets de cuisine liquides demandent aussi qu’on change de réflexe. Verser l’huile de friture ou de cuisson dans l’évier ne fait que déplacer le problème vers les canalisations et les stations d’épuration. En la filtrant, en la stockant correctement et en la déposant ponctuellement en point de collecte approprié, on soulage les réseaux. Certains jardiniers se demandent même si l’on peut l’utiliser au jardin, question abordée dans ce focus sur le fait de jeter ou non l’huile de friture au jardin. Là encore, mieux vaut s’informer avant d’agir par réflexe.

Côté achats, faire le tri dans ce qui rentre à la maison a autant d’impact que le tri de ce qui en sort. Privilégier des appareils réparables, par exemple en passant par des spécialistes de la pièce détachée comme des sociétés qui fournissent des pièces pour la maison, permet de rallonger la vie d’un lave-vaisselle ou d’un four. Chaque appareil sauvé, c’est un gros encombrant en moins à charger, transporter et jeter.

On touche ici à un fil conducteur évident : la déchetterie reste un outil utile, indispensable même dans certains cas, mais sa vocation n’est pas de compenser une consommation mal maîtrisée. Moins on remplit la voiture de déchets, moins on se posera de questions sur la fréquence autorisée d’accès au site.

Combien de fois par jour peut-on aller à la déchetterie en pratique ?

La réponse dépend du règlement local. Certaines collectivités limitent officiellement les visites à 2 ou 3 passages par jour, d’autres ne fixent pas de plafond quotidien mais contrôlent surtout un quota annuel de passages ou d’unités. Dans tous les cas, multiplier les allers-retours la même journée fait fondre le crédit annuel et peut conduire à un refus si le compte est épuisé.

Comment savoir combien d’entrées il me reste ?

Avec les systèmes actuels, chaque foyer dispose d’un compte associé à sa carte ou à son QR code. En se connectant à cet espace, on peut consulter en temps réel le nombre de passages ou d’unités restant, ainsi que l’historique. Pour les usagers inscrits par formulaire papier, cette information peut être demandée aux services de la collectivité ou aux agents d’accueil.

Puis-je utiliser un véhicule prêté ou de location pour aller en déchetterie ?

Oui, à condition de l’enregistrer sur ton compte avant la visite. Le prêteur doit, selon les règlements, retirer le véhicule de son propre compte pendant la durée du prêt. Pour une location, le contrat et la carte grise du véhicule sont souvent demandés. Sans enregistrement préalable, même avec un QR code valide, l’accès peut être refusé.

Que se passe-t-il quand le quota annuel est atteint ?

Une fois les 18, 30 ou 36 passages (ou unités) consommés, le compte est bloqué jusqu’au 1er janvier suivant, ou des frais supplémentaires s’appliquent si la collectivité a prévu une facturation au-delà du seuil. L’agent d’accueil ne peut pas outrepasser ce blocage, car le contrôle se fait automatiquement via le système d’accès.

Comment limiter mes passages à la déchetterie sans me compliquer la vie ?

La clé est de réduire ce qui part en benne : regrouper les débarras, choisir le bon véhicule, profiter des reprises en magasin, réparer plutôt que remplacer, détourner une partie des biodéchets vers le compost ou le paillage et donner les objets encore en état. En combinant ces leviers, beaucoup de foyers se contentent d’une dizaine de passages par an, bien en dessous des quotas habituels.

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Jean-Michel Perrin est cuisinier de formation, passionné de barbecue, de bricolage et de potager, qu’il met au service de contenus simples et concrets sur Cook and Lounge. Depuis sa maison en pierre rénovée en famille, il partage des idées réalistes pour mieux cuisiner, aménager son intérieur et profiter de son jardin au quotidien.

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