Portails alu, garde-corps, motorisations… Mister Menuiserie s’est imposée en quelques années comme une référence de la menuiserie vendue en ligne avec un réseau de magasins franchisés. Puis un mot a tout bousculé : redressement judiciaire. Dès qu’une entreprise qui touche à la maison et à la sécurité se retrouve devant le tribunal de commerce, les questions fusent. Commande en cours, SAV, pose prévue dans trois semaines, acomptes versés… chacun cherche à savoir si Mister Menuiserie reste un acteur fiable ou si le risque a clairement changé. Le sujet n’est pas théorique : il touche directement au portail qui doit fermer un terrain, à la baie vitrée qu’on espère recevoir avant l’hiver, ou au contrôle d’accès d’une petite copropriété.
Pour démêler la situation, il faut regarder de près la mécanique du droit des entreprises en difficulté, comprendre ce que signifie un redressement judiciaire dans la vraie vie d’un client, et surtout ce que change l’arrivée d’un repreneur. Quand une marque de menuiserie qui s’adresse au grand public traverse une phase de restructuration, l’enseigne peut continuer à communiquer, ouvrir des showrooms et encaisser des acomptes, tout en ayant une situation financière sous surveillance du tribunal. L’enjeu, pour un particulier comme pour un artisan poseur, est simple : savoir jusqu’où faire confiance, comment sécuriser une commande, et quels signaux suivre pour éviter les mauvaises surprises. C’est tout l’objectif de ce dossier, qui croise cadre juridique, retours de terrain et bonnes pratiques très concrètes pour naviguer dans cette zone grise.
En bref
- Mister Menuiserie a connu une procédure de redressement judiciaire, ce qui signifie que le tribunal a encadré l’activité pour tenter de sauver l’entreprise et l’emploi plutôt que de la laisser partir directement en liquidation.
- Un repreneur peut racheter les actifs, la marque et une partie du réseau. Cela améliore parfois la fiabilité de l’ensemble, mais tout dépend de son projet industriel, de ses moyens et de la façon dont il traite les anciens clients.
- Pour un particulier, la vraie question de sécurité se joue sur les contrats, les acomptes, la solidité de l’enseigne locale et le suivi du SAV plus que sur le seul nom Mister Menuiserie.
- Le droit des entreprises en difficulté offre des protections, mais elles restent limitées pour les particuliers : mieux vaut anticiper et sécuriser chaque étape d’un projet plutôt que compter uniquement sur la procédure.
- Comparer avec d’autres acteurs de l’habitat, comme les distributeurs de matériaux ou les enseignes spécialisées dans les ouvertures, reste un bon réflexe pour ne pas dépendre d’un seul fournisseur.
Mister Menuiserie et le redressement judiciaire : ce que cela veut dire concrètement pour un client
Quand Mister Menuiserie a été placée en redressement judiciaire, beaucoup de clients ont découvert cette notion pour la première fois en lisant la presse locale ou en tombant sur un avis inquiet sur Internet. Sur le papier, la procédure sert à donner une chance à une entreprise en difficulté de se réorganiser sous contrôle du tribunal. En pratique, pour quelqu’un qui vient de signer pour un portail motorisé à plusieurs milliers d’euros, le sujet n’est pas théorique. L’inquiétude tourne autour de trois points : la livraison, la pose et les garanties dans la durée.
Le redressement judiciaire n’implique pas automatiquement l’arrêt des commandes. L’enseigne peut continuer à vendre, encaisser des acomptes et faire tourner son réseau. C’est d’ailleurs tout l’intérêt du dispositif : éviter de figer l’activité du jour au lendemain. Le revers, c’est que le risque de défaillance n’a plus rien d’hypothétique. Les retards de production, les difficultés à honorer le SAV ou à payer certains sous-traitants deviennent plus probables, et ça se ressent vite chez les clients qui avaient déjà un dossier en cours au moment de l’ouverture de la procédure.
Pour mesurer l’impact réel sur la sécurité d’un projet, il faut distinguer les situations. Un portail en stock, déjà livré en magasin Mister Menuiserie, se retrouve rarement bloqué. À l’inverse, une commande sur mesure, fabriquée sur un site industriel partenaire, peut être touchée par un arbitrage du repreneur ou par un problème de trésorerie à un maillon de la chaîne. C’est là que l’on voit la différence entre une enseigne qui anticipe, communique et propose des solutions, et une autre qui laisse les clients dans le flou.
Du côté du droit des entreprises, les acomptes versés avant l’ouverture de la procédure sont traités comme des créances « classiques ». Un client particulier passe souvent après les salariés, l’Urssaf ou les fournisseurs stratégiques dans l’ordre des priorités. Autant dire qu’espérer un remboursement rapide n’est pas le scénario le plus réaliste. Pour les acomptes versés après le jugement d’ouverture, la logique change : l’entreprise est censée livrer ce qui est payé, sous peine de voir la procédure basculer vers la liquidation. Sauf que cette différence, personne ne la rappelle au moment de signer un devis en magasin.
Dans un contexte aussi tendu, certains adoptent une approche radicale : fuir toute enseigne passée par le tribunal de commerce. C’est compréhensible, mais pas toujours pertinent. Quelques groupes se sont redressés durablement en passant par cette case. La clé reste la capacité de la structure à rassurer sur son repreneur, son projet de restructuration et les garanties apportées. Sans ces éléments, la méfiance reste le réflexe de base, surtout pour des travaux qui engagent la maison pour 15 à 25 ans.
Pourquoi la situation financière d’une enseigne de menuiserie pèse autant sur la fiabilité ressentie
Dans l’univers de la menuiserie, l’écart entre la signature d’un bon de commande et la dernière vis posée sur un portail peut facilement dépasser trois ou quatre mois. Cette temporalité longue renforce le poids de la situation financière de l’enseigne. Quand un magasin affiche Mister Menuiserie au-dessus de sa porte, le client projette sur cette marque l’idée d’une structure solide, capable d’assurer la garantie décennale, de suivre le SAV et de fournir des pièces de rechange plusieurs années plus tard.
Le souci, c’est que la structure réelle est souvent plus éclatée. Entre la tête de réseau, les franchisés, les sous-traitants poseurs et les sites de production, les responsabilités se diluent vite. Le redressement judiciaire vient mettre un coup de projecteur brutal sur ces montages. On découvre que tel point de vente est porté par une société locale, que les contrats de travail des équipes commerciales dépendent d’une autre entité, et que la marque Mister Menuiserie peut changer de main via un repreneur sans que les clients n’aient leur mot à dire.
C’est là que la question de la fiabilité se déplace. Elle ne se joue plus seulement sur l’épaisseur du profilé alu ou la qualité des moteurs, mais sur la capacité du groupe à traverser une période de tension sans laisser les clients en plan. Un acteur de la rénovation plus ancien, comme Partedis sur la rénovation de maison, a parfois un ancrage différent, avec des agences physiques impliquées depuis longtemps dans leur bassin de vie. Mister Menuiserie, avec son modèle plus récent et plus centralisé, doit compenser ce déficit d’histoire par des garanties écrites claires et un service client réactif.
Pour un projet d’ampleur, certains ménages n’hésitent plus à diversifier leurs fournisseurs. Un portail et une clôture chez Mister Menuiserie, la porte d’entrée et les fenêtres chez un autre distributeur, quitte à passer par un négociant matériaux bien implanté, à l’image de ce que fait BigMat dans les matériaux de construction. Cela complique un peu le chantier, mais réduit la dépendance à une seule enseigne en cas de retournement de situation financière.
Dernier point trop souvent oublié : la solidité de l’enseigne locale. Un magasin Mister Menuiserie dirigé par un patron investi, qui connaît ses poseurs et suit les dossiers de près, peut amortir une partie des secousses venues de la tête de réseau. À l’inverse, un point de vente ouvert récemment, avec peu de trésorerie, subira plus violemment le moindre blocage dans la chaîne. Avant de signer, un tour sur place, quelques questions simples sur l’historique du magasin et les équipes de pose donnent souvent plus d’informations qu’un long échange de mails avec un service client centralisé.
Comprendre le rôle du repreneur dans la restructuration de Mister Menuiserie
Quand une enseigne comme Mister Menuiserie connaît un redressement judiciaire, l’étape du plan ou de la cession est décisive. Le tribunal peut valider un plan de continuation porté par les dirigeants historiques, ou préférer un repreneur qui rachète les actifs et la marque. Pour les clients, ce changement de pilote en plein vol peut sembler abstrait, mais il conditionne la suite : maintien ou fermeture de magasins, politique de prix, prise en charge des anciens litiges, stratégie de SAV.
Un repreneur industriel, déjà implanté dans le secteur de la menuiserie ou du bâtiment, apporte souvent des synergies concrètes. Parc machines existant, équipes de production, service logistique rodé… cela permet parfois de stabiliser assez vite la chaîne entre devis et livraison. Un fonds d’investissement ou un acteur trop éloigné du métier, de son côté, pourra viser davantage la valeur de la marque Mister Menuiserie et de son fichier client, sans forcément maîtriser les subtilités techniques des chantiers chez les particuliers.
Pour évaluer la crédibilité d’un repreneur, certains indicateurs méritent d’être surveillés. La reprise intègre-t-elle une partie significative des salariés et des magasins, ou seulement les actifs immatériels ? Le plan présenté au tribunal prévoit-il une injection de trésorerie, ou seulement un lissage de dette dans le temps ? La communication vers les clients mentionne-t-elle les projets concrets de restructuration du réseau, comme la réorganisation des délais de fabrication ou le renforcement du SAV ? Quand ces éléments restent flous plusieurs mois après la reprise, le doute est logique.
Les expériences dans d’autres segments de l’habitat donnent quelques repères. Pour les volets roulants discount, l’évolution d’acteurs comme Store Discount montre que la tenue dans la durée ne vient pas seulement des prix bas, mais d’un équilibre entre sourcing produit, réseau de poseurs et gestion de la situation financière. Mister Menuiserie se trouve dans une configuration assez proche, avec un besoin de rassurer à la fois les franchisés, les partenaires industriels et les particuliers.
Au passage, l’arrivée d’un repreneur n’efface pas magiquement les difficultés passées. Des litiges peuvent rester en suspens, des acomptes non remboursés, des chantiers bloqués en demi-finition. La question est alors de savoir si la nouvelle direction accepte de prendre en charge une partie de ces dossiers « hérités » pour reconstruire la confiance, ou si elle choisit de repartir sur des bases quasi neuves en ne regardant que les contrats signés après la reprise. Ce choix stratégique dit beaucoup de la vision long terme sur la fiabilité de la marque.
La transparence constitue souvent le meilleur indicateur. Quand un repreneur détaille clairement ce qui est repris, ce qui ne l’est pas, et comment seront traités les anciens clients, la relation, même tendue, reste gérable. À l’inverse, quand les informations doivent être glanées entre deux communiqués flous et quelques lignes dans les décisions du tribunal, la méfiance des particuliers comme des artisans installateurs devient rapidement la norme.
Tableau repère : ce que change un redressement judiciaire avec ou sans repreneur
Pour s’y retrouver, mieux vaut mettre à plat les principaux cas de figure côté client. Le tableau ci-dessous simplifie les scénarios les plus fréquents autour d’un redressement judiciaire et d’un éventuel repreneur.
| Situation | Impact possible pour le client | Niveau de risque perçu |
|---|---|---|
| Commande signée avant ouverture du redressement, sans reprise claire | Risque de retard important, annulation ou perte de l’acompte selon décisions du tribunal | Élevé |
| Commande signée après ouverture du redressement, plan de continuation validé | Livraison généralement assurée, mais délais parfois allongés et SAV sous tension | Moyen |
| Reprise industrielle avec maintien du réseau principal Mister Menuiserie | Stabilisation progressive, meilleure visibilité sur la restructuration et les garanties | Moyen à faible |
| Cession de la seule marque sans reprise des anciens engagements | Nouvelle enseigne sur le papier, mais anciens clients peu ou pas couverts | Élevé |
| Absence de repreneur et liquidation | Livraisons interrompues, recours juridiques longs et incertains pour récupérer les sommes versées | Maximal |
Ce résumé a un mérite : rappeler que tous les redressements judiciaires ne se ressemblent pas. Entre un réseau qui continue à fonctionner avec un repreneur identifié et un ensemble d’actifs qui partent en pièces détachées, le vécu client n’a rien à voir.
Fiabilité, sécurité et menuiserie : comment évaluer Mister Menuiserie à l’échelle de son propre projet
Plutôt que de chercher une réponse absolue à la question « Mister Menuiserie est-elle sûre ? », il est souvent plus utile de ramener l’analyse à un projet concret. Un portail battant avec motorisation, un garde-corps alu pour une terrasse, une porte de garage sectionnelle n’exposent pas aux mêmes enjeux de sécurité, ni au même budget. Le risque acceptable n’est pas le même selon qu’on engage 900 € sur un produit en stock, ou 8 000 € sur une baie coulissante sur mesure avec dépose complète d’une façade.
Premier point à regarder : la place du matériel dans la protection de la maison. Un portail motorisé ou une clôture renforce la sécurité d’accès, mais un retard de livraison peut souvent être géré avec une solution provisoire. Une porte d’entrée alu blindée ou une grande baie vitrée en rez-de-chaussée touche davantage à la sûreté des occupants et aux performances thermiques. Pour ces éléments-là, certains préfèrent des réseaux plus anciens, quitte à payer un peu plus cher, surtout dans un contexte de restructuration de l’enseigne.
Deuxième critère, la capacité à faire poser le matériel par un artisan indépendant plutôt que par un poseur lié au réseau Mister Menuiserie. Quand on trouve un installateur de confiance, capable de reprendre un chantier en cas de souci avec la tête de réseau, le niveau de risque diminue. À l’inverse, un projet très intégré, où la même structure vend, fabrique et pose, dépend plus directement de la situation financière de Mister Menuiserie.
Troisième élément, la gestion des garanties. La garantie légale de conformité et la décennale ne dépendent pas uniquement de la marque commerciale, mais aussi du poseur et de l’entité qui facture les travaux. Avant de s’engager, lire attentivement les mentions légales, demander le nom de la société qui édite la facture et vérifier l’assureur décennal sont des réflexes simples. Ce n’est pas spécifique à Mister Menuiserie, mais dans un contexte de redressement judiciaire, ces détails prennent encore plus de poids.
On peut enfin regarder Mister Menuiserie comme une option parmi d’autres dans le paysage de l’habitat. Certains mélangent les enseignes, en allant par exemple chercher les portails alu chez un spécialiste du sur-mesure, les stores extérieurs chez un acteur dédié, et le reste du chantier chez un distributeur généraliste. De la même manière que l’on compare les avis sur les enseignes de bricolage, comme dans ce décryptage sur Weldom et le bricolage de proximité, il devient logique de ne pas accorder un blanc-seing à une seule marque, quelle qu’elle soit.
Au final, la fiabilité ressentie autour de Mister Menuiserie tient autant à la clarté des informations fournies qu’au comportement des équipes locales. Un projet bien ficelé, avec des garde-fous contractuels simples, sera souvent moins risqué qu’un chantier mené dans la précipitation avec n’importe quelle enseigne, même réputée solide.
Une liste de questions à poser avant de signer avec Mister Menuiserie
Pour évaluer la sécurité de ton projet, mieux vaut préparer quelques questions très concrètes. Cela vaut pour Mister Menuiserie comme pour tout autre acteur de la menuiserie impliqué dans une phase de restructuration.
- Qui facture exactement les travaux et depuis combien de temps cette société est-elle active dans le réseau Mister Menuiserie ?
- La fabrication est-elle faite sur mesure ou à partir d’un stock existant, et où se situe le site de production ?
- Quels sont les délais moyens réellement tenus sur les trois derniers mois pour un projet similaire au tien ?
- Quel est le montant d’acompte demandé à la commande et est-il possible de le réduire en contrepartie d’un paiement plus proche de la pose ?
- Si la société qui facture entre en redressement judiciaire, qui assure la garantie décennale sur la partie pose ?
Ces questions peuvent paraître un peu techniques, mais elles ont un effet très concret. Une équipe qui répond clairement, documents à l’appui, envoie un signal positif. Un commercial qui esquive ou minimise systématiquement les interrogations liées à la situation financière ou au droit des entreprises mérite qu’on prenne un peu de recul avant de sortir le chéquier.
Redressement judiciaire, droit des entreprises et protections des particuliers : jusqu’où ça va vraiment ?
Le cadre du droit des entreprises en difficulté est souvent perçu comme une protection globale, un peu comme un filet de sécurité. Dans les faits, ce filet est surtout là pour tenter de sauver l’activité et l’emploi. Les particuliers, eux, restent parfois en bout de chaîne. Comprendre le fonctionnement du redressement judiciaire permet au moins de ne pas se bercer d’illusions sur ce que l’on peut raisonnablement espérer si les choses tournent mal avec Mister Menuiserie ou un autre acteur de la maison.
Le tribunal de commerce ouvre la procédure quand l’entreprise est en cessation de paiements, c’est-à-dire qu’elle ne peut plus faire face à ses dettes avec son actif disponible. Une période d’observation démarre, pendant laquelle un administrateur judiciaire peut être nommé pour superviser la gestion. Durant cette phase, les contrats en cours peuvent être poursuivis ou résiliés. Un chantier de portail ou de baie vitrée entre dans cette catégorie. Si le contrat est maintenu, l’entreprise doit livrer. S’il est abandonné, le client devient créancier dans la procédure, avec toutes les incertitudes que cela implique.
Les particuliers n’occupent pas la première place dans l’ordre des remboursements. Les salariés, les administrations fiscales et sociales, puis certains fournisseurs sont mieux placés. Résultat, le recouvrement des acomptes ou des sommes avancées se fait souvent au prix d’une longue attente, sans garantie d’obtenir 100 % de ce qui a été versé. C’est une réalité qu’il vaut mieux intégrer dès le début, pour éviter de s’appuyer uniquement sur ce filet juridique en cas de problème avec Mister Menuiserie.
En revanche, le droit des entreprises en difficulté impose une certaine discipline. Les nouveaux contrats signés après l’ouverture du redressement doivent être honorés, sauf décision contraire du tribunal. Dans le cas contraire, la bascule vers la liquidation est accélérée. Pour un client, cela crée une forme de pression indirecte favorable : l’entreprise sait que chaque dossier mal géré joue contre la crédibilité de son plan de restructuration ou de son repreneur.
Il reste néanmoins plus efficace de se protéger en amont. Limiter les acomptes, refuser de payer la totalité avant la pose, exiger des éléments écrits sur les garanties, garder des traces complètes de tous les échanges… tout cela relève du réflexe quotidien plutôt que de la stratégie juridique sophistiquée. Quand on joue sur le terrain de la maison, ces petits automatismes pèsent souvent autant que les grandes règles du Code de commerce.
Face à une enseigne comme Mister Menuiserie en période de restructuration, la meilleure approche consiste à combiner ces deux niveaux : connaître les grandes lignes du cadre légal, sans l’idéaliser, et adopter une posture de client attentif qui ne signe pas à la légère pour des montants qui pèseront longtemps dans le budget du foyer.
Comment adapter sa stratégie de rénovation quand un fournisseur clé traverse une zone de turbulence
Un projet de portail ou de menuiseries ne se décide pas en fonction du seul état de santé de Mister Menuiserie, heureusement. Quand un fournisseur clé connaît un redressement judiciaire, la question devient plus large : comment ajuster la stratégie de rénovation de la maison pour rester maître du calendrier, du budget et du niveau de sécurité du logement ? C’est souvent là que la différence se fait entre un chantier subi et une maison qui évolue par étapes maîtrisées.
Premier levier, la priorisation. Si la maison a besoin à la fois d’un portail, de nouvelles fenêtres et d’une isolation extérieure, rien n’oblige à tout confier au même acteur ni à tout lancer au même moment. On peut décider, par exemple, de traiter l’enveloppe thermique avec un acteur spécialisé dans la rénovation globale, éventuellement via un réseau type Camif Habitat pour l’extension et la rénovation, puis de s’occuper du portail plus tard, quand la situation financière de Mister Menuiserie ou d’un concurrent se sera éclaircie.
Deuxième levier, la répartition des risques. Pour les matériaux et fournitures, certains préfèrent passer par des négociants ou enseignes à la trésorerie plus lisible, quitte à gérer eux-mêmes la coordination des artisans. Le recours à des acteurs discount comme Brico Cash pour les matériaux ou d’autres enseignes de négoce suppose la même vigilance, mais sur un périmètre souvent plus fractionné : on peut acheter la quincaillerie, les poteaux ou les platines de fixation à part, tout en confiant les éléments les plus sensibles de menuiserie à un spécialiste.
Troisième levier, l’anticipation du vieillissement et de l’entretien. Un portail alu Mister Menuiserie bien posé tiendra des années, à condition d’être entretenu avec un minimum de soin. Savoir dès le départ comment nettoyer un portail alu gris anthracite, quelles pièces peuvent s’user et comment les remplacer change la relation au fournisseur. On ne dépend plus totalement de l’enseigne pour chaque réglage ou chaque petite panne. Dans un contexte de restructuration, cette autonomie relative apporte un peu de sérénité.
Enfin, il ne faut pas sous-estimer la force des réseaux d’entraide entre particuliers. Les forums de construction et de rénovation, les groupes locaux et les retours d’expérience permettent d’identifier les magasins Mister Menuiserie qui gèrent correctement la phase de redressement judiciaire, ceux qui continuent à jouer le jeu pour les anciens clients, et ceux qui multiplient les promesses sans suite. Ce maillage d’informations, parfois désordonné, crée un contrepoids intéressant face aux discours lissés des communications officielles.
Une maison, un portail, des menuiseries ne se résument jamais à un logo sur une façade de magasin. En période de turbulence pour une entreprise comme Mister Menuiserie, garder ce recul permet de continuer à avancer sur ses travaux sans se laisser enfermer dans un simple « avec ou sans cette enseigne ». Le vrai enjeu reste de garder la main sur le projet, le calendrier, et les niveaux de sécurité et de confort que l’on vise pour son foyer.
Mister Menuiserie en redressement judiciaire, cela signifie-t-il que toutes les commandes sont perdues ?
Non, l’ouverture d’un redressement judiciaire ne signifie pas que toutes les commandes sont automatiquement annulées. Le tribunal et, le cas échéant, l’administrateur judiciaire peuvent décider de poursuivre certains contrats, surtout si l’activité reste jugée viable. En revanche, une partie des dossiers peut être résiliée si l’entreprise n’a plus les moyens de les honorer. Les acomptes déjà versés avant l’ouverture de la procédure deviennent alors des créances à déclarer, avec un remboursement souvent partiel et long à obtenir.
Un repreneur de Mister Menuiserie est-il obligé de reprendre les anciens litiges clients ?
Un repreneur choisit ce qu’il rachète : les actifs, la marque, une partie des contrats, parfois seulement certains magasins. Il n’est pas automatiquement tenu de reprendre tous les litiges passés. Tout dépend du périmètre de la cession décidé par le tribunal et accepté par le repreneur. Certains font le choix de traiter une partie des dossiers anciens pour reconstruire la confiance, d’autres se concentrent sur les contrats signés après la reprise. Il faut donc lire attentivement les communications officielles et, si besoin, se rapprocher des décisions du tribunal de commerce.
Comment limiter le risque financier en commandant chez Mister Menuiserie après un redressement judiciaire ?
Plusieurs leviers existent pour réduire le risque : limiter le montant de l’acompte initial, refuser de payer la totalité avant la pose, exiger un échéancier de paiement lié à des étapes claires du chantier, vérifier l’identité exacte de la société qui facture et son assureur décennal. Il est également utile de privilégier les produits en stock ou les configurations standard, moins sensibles aux blocages industriels, et de s’appuyer sur un poseur indépendant solide qui pourra reprendre la main en cas de problème avec la tête de réseau.
Les garanties décennales restent-elles valables si Mister Menuiserie disparaît ?
La garantie décennale est liée à l’entreprise qui réalise la pose et à son assureur, pas uniquement au nom commercial Mister Menuiserie. Si la société qui a posé les menuiseries existe toujours et conserve sa police d’assurance, la garantie continue de jouer, même si la marque change de propriétaire. En revanche, si la société de pose est liquidée sans repreneur, faire jouer la décennale devient compliqué, voire impossible. D’où l’intérêt de demander dès le départ les coordonnées de l’assureur et les références de la police d’assurance.
Faut-il éviter toutes les entreprises passées par un redressement judiciaire ?
Passer par un redressement judiciaire ne condamne pas automatiquement une entreprise sur le long terme. Certaines se stabilisent et repartent sur des bases plus saines. L’important est de regarder la qualité du plan présenté, l’identité du repreneur éventuel, la transparence sur ce qui est repris ou non, et le comportement concret vis-à-vis des clients pendant la période de transition. Pour un particulier, la prudence reste de mise, mais elle doit s’appuyer sur des faits et des garanties écrites plutôt que sur le seul principe du passage au tribunal de commerce.
